Le Corbusier, père de l'architecture moderne

Publié le par Francine

Je vais vous parler aujourd'hui, d'un homme aux multiples facettes. Il était architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et homme de lettres.

Son vrai nom est Charles-Édouard Jeanneret-Gris. Suisse de naissance (le 6 octobre 1887), il a été naturalisé français en 1930. Il est décédé à Roquebrune-Cap-Martin (le 27 août 1965).

Parler de Le Corbusier m'amènerait à faire un énorme article. Donc, pas de longue biographie que vous trouverez aisément sur le net. Je me limiterai à vous faire découvrir ses oeuvres en architecture, en arts plastiques et en mobilier devenu aujourd'hui mythique

 

Source : Fondation Le Corbusier

Le Corbusier, ses théories, base de l'architecture moderne

Les choix de Le Corbusier en architecture sont ceux qui définissent le purisme : simplicité des formes, organisation, rigueur.

Cette vision est mêlée d'utopie, le bonheur étant l'une des clés de ses réflexions sur l'urbanisme.

Là où naît l’ordre, naît le bien-être.
Si le soleil entre dans la maison, il est un peu dans votre coeur.
Le logis, c’est le temple de la famille.

Le Corbusier

En 1927, un an avant de recevoir la commande de la villa Savoye, Le Corbusier théorise les acquis stylistiques du Mouvement moderne en promulguant cinq principes fondamentaux : "les cinq points d'une architecture nouvelle",

  1. les pilotis
  2. le toit terrasse
  3. le plan libre
  4. la façade libre
  5. la fenêtre en longueur ou fenêtre-bandeau

qui deviendront en quelque sorte les figures obligées de tout bâtiment se réclamant de cette tendance. Edifice délibérément démonstratif, la villa Savoye exprime chacun de ces principes dans tout son radicalisme.

L'exemple de la villa Savoye de Poissy :

Parce qu'elle représente l'aboutissement du cycle d'une douzaine d'années de recherches formelles correspondant à la période dite "puriste", parce qu'elle est implantée sur un terrain (à l'époque) dégagé et sans contrainte pour un client fortuné et avec un programme très libre, la villa Savoye a valeur de manifeste pour la modernité architecturale de l'entre-deux-guerres. Pour reprendre deux expressions provocatrices de Le Corbusier, c'est à la fois une "machine à habiter" et "une machine à émouvoir".

La villa Savoye est une villa construite de 1928 à 1931à Poissy dans les YvelinesLa villa Savoye est une villa construite de 1928 à 1931à Poissy dans les Yvelines

La villa Savoye est une villa construite de 1928 à 1931à Poissy dans les Yvelines

Dans cette maison-ci, il s'agit d'une véritable promenade architecturale, offrant des aspects constamment variés, inattendus, parfois étonnants.

Si vous désirez en savoir plus sur cette maison, voici une vidéo qui montre bien le principe de la maison Savoye.

Le Corbusier a inventé en 1943 un modèle architectural : le modulor, un système de mesures harmoniques basé sur une silhouette humaine d'un mètre 83 bras croisés et de 2 mètres 26 les bras levés. Selon Le Corbusier, il devrait permettre un confort maximal pour l’homme à l’intérieur de l’unité d’habitation. En effet, le premier soucis de cet architecte est de créer des “machines à habiter”. Pour le créer, Le Corbusier s’est en fait beaucoup inspiré du nombre d’or. Le nom même “modulor” le prouve : c’est en effet un mot valise composé sur “module” et sur “nombre d’or”

Le travail de Le Corbusier est colossal et le nombre de bâtiments qu'il a réalisé est impressionnant. Voici d'autres réalisations importantes :

La villa Stein, également nommée villa de Monzie ou les Terrasses à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine (1926)  La villa Stein, également nommée villa de Monzie ou les Terrasses à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine (1926)

La villa Stein, également nommée villa de Monzie ou les Terrasses à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine (1926)

La Cité radieurse, immeuble d'habitation à Marseille avec sa terrasse sur le toit (1952)La Cité radieurse, immeuble d'habitation à Marseille avec sa terrasse sur le toit (1952)

La Cité radieurse, immeuble d'habitation à Marseille avec sa terrasse sur le toit (1952)

Chapelle Notre-Dame-du-Haut à Rongchamp construite sur la colline de Bourlémont à Ronchamp en Haute-Saône (1950-1955))Chapelle Notre-Dame-du-Haut à Rongchamp construite sur la colline de Bourlémont à Ronchamp en Haute-Saône (1950-1955))

Chapelle Notre-Dame-du-Haut à Rongchamp construite sur la colline de Bourlémont à Ronchamp en Haute-Saône (1950-1955))

Le Corbusier, créateur de meubles

Depuis 1964, la société Cassina Spa est l'éditeur exclusif des meubles de Le Corbusier et de ceux réalisés en collaboration avec Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand. Ces meubles qui figurent dans la collection "I Maestri" de la firme milanaise et qui portent les noms de code LC1 à LC5 et LC7 à LC9 pour les sièges et canapés, LC6 pour la table aux pieds en aile d'avion ; LC10-P et LC11-P pour les autres tables et LC-Casiers standards, portent tous une signature indélébile comportant le logo de la Fondation et la signature de Le Corbusier ainsi qu'un numéro de série qui atteste du contrôle de la qualité. Toutes ces marques sont la garantie d'authenticité du mobilier fabriqué par Cassina.

Vous reconnaitrez certainement parmi ces photos, les célèbres fauteuils qui illustrent toutes nos revues déco !

Fauteuils à dossier basculant LC1 et Grand confort LC2

Fauteuils à dossier basculant LC1 et Grand confort LC2

Canapé Grand Confort LC3

Canapé Grand Confort LC3

Chaise longue LC4

Chaise longue LC4

Canapés LC5 et chaise longue LC4

Canapés LC5 et chaise longue LC4

Siège tournant LC7 et table tube d'avion LC6

Siège tournant LC7 et table tube d'avion LC6

Tabouret LC8

Tabouret LC8

Fauteuils Wagon Fumoir LC13

Fauteuils Wagon Fumoir LC13

Les casiers Standard LC20

Les casiers Standard LC20

Le Corbusier, artiste peintre et sculpteur

En même temps que sa pratique architecturale, Le Corbusier n'a de cesse de nourrir sa réflexion par une pratique régulière des arts plastiques. Sa collaboration avec Amédée Ozenfant a été féconde (l'esprit nouveau, le purisme, etc). Il pratique toute sa vie la peinture, et compte de nombreuses expositions.

Son premier "voyage d'Orient" le fait passer par Vienne où il rencontre entre autres Gustav Klimt. Il était également lié d'amitié avec l'artiste breton Joseph Savina, ébéniste de formation, à qui il confiait - dans les années cinquante - la réalisation de sculptures en bois, dont il faisait le projet dessiné.

Deux femmes assises, 1929 Huile sur toile

Deux femmes assises, 1929 Huile sur toile

Totem 3, 1961 Huile sur toile

Totem 3, 1961 Huile sur toile

Femme et coquillage IV. Peinture réalisée en 1948 et qui décora son bureau de la rue de Sèvres, à Paris.

Femme et coquillage IV. Peinture réalisée en 1948 et qui décora son bureau de la rue de Sèvres, à Paris.

Eau, ciel, terre, 1954 Bois polychrome

Eau, ciel, terre, 1954 Bois polychrome

Femme dansant, 1954 Bois polychrome monté sur socle de fer

Femme dansant, 1954 Bois polychrome monté sur socle de fer

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